Gérer l’attente

Tu imagines un projet. Tu le construis. Tu te prépares. Il démarre.

C’est parti. Tu es tout feu tout flamme. En arrivant sur le bateau, il y a du boulot de préparation, de la remise en état inévitable après que le bateau n’aie pas été régulièrement utilisé les 2 ou 3 dernières années avant ton arrivée.

Jour après jour, les travaux avancent, mais tu découvres de nouveaux problème. Le nombre de lignes des choses à faire ne semblent pas diminuer. Mais tu es dans ton truc, tu bosses et petit à petit il y a de moins en moins de nouveaux problèmes. C’est plaisant. Tu crois voir le bout du tunnel.

Mais, car il y a un gros mais.

Tu es à l’autre bout de la planète (si l’on peut s’exprimer ainsi, alors que l’on vit sur une sphère). Les pièces dont tu as besoin n’existe pas sur place. Il faut les commander en Europe, c’est facile avec internet. Ce qui se complique, c’est l’organisation du transport (sans parler de son coût), puis la durée du transport, enfin le dédouanement et les derniers 200 km entre Papeete et Uturoa.

Les choses vont à peu près bien quand tu as un système de suivi, tu peux au moins essayer de poser des questions pour essayer de comprendre où et pourquoi cela coince. Mais quand tu n’as même pas cette information, à part de savoir que les pièces manquantes sont parties du Danemark le 19 février et que depuis cette date, silence radio, ne sachant même pas qui est le transporteur, c’est un peu plus rageant.

En l’occurrence, ce sont 2 rotules en téflon pour fixer la partie inférieure des mèches de safran; et que sans ces pièces pas très grandes et légères (donc facile à transporter), impossible de bouger le bateau sans risque de faire de gros dégâts.

Alors, il faut attendre, car il est bien sûr inutile de s’énerver.

Et l’attente ne faisait pas vraiment partie du projet (un peu oui, avec un bateau et le vent, il serait idiot de penser que l’attente n’existe pas).

Cette attente-là, ce n’est pas celle que tu attendais, ce n’est pas celle à laquelle tu t’étais préparé, tu commences à t’ennuyer, car il n’y a plus grand chose à faire sur le bateau, même si tu débordes d’imagination pour t’inventer des trucs à faire. Ce n’est pas le même ennui que celui que tu rencontres obligatoirement quand tu voyages, tu n’y es, en fait, pas vraiment préparé.

Alors il faut se reprogrammer, inclure l’attente inattendue, non maîtrisée, non maîtrisable et profiter de l’instant présent et se dire que tout finira par se mettre en place pour que la navigation prévue commence enfin.

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Mokai

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Le jardin de corail

En attendant, quelques images de Tahaa dont nous avons fait le tour avec Roe de Destination Lagon sur « Mokai », un bateau en aluminium construit sur l’île de Raiatea par le chantier Marinalu.

Il n’y aura pas d’images de ma ballade dans un magnifique jardin de corail, situé entre 2 « motu » sur la barrière de corail au nord de l’île de Tahaa.

Je vous laisse imaginer le bal de poissons (il y en a beaucoup trop pour que je les nomme 😉 ), de bénitiers et autres coquillages, de pieuvre, de colombes de mer, de coraux et de couleurs.

Seulement des images de paysages, de la ferme perlière visitée, de la ferme productrice de vanilles, de raies, de requins, de dauphins, mais pas du domaine paripari que nous n’avons pas visité (leur ruhm est excellent).

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