Retour dans le monde des dépressions

Pendant tout notre séjour le long de la côte ouest du Spitzberg, nous sommes resté sous la domination d’un régime anticyclonique et même pour être plus proche de la réalité dans un marais; la pression a varié d’un ou deux millibars à la hausse ou à la baisse. Si pendant cette période, nous avons pu presque chaque jour naviguer à la voile avec des vents de 12 à 18 noeuds, c’est grâce aux nombreux glaciers et à la différence de température avec l’environnement sans glace. En bref des vents catabatiques.

Au départ de l’île, pas de vent et quelques heures de moteur avant de rencontrer les premiers souffles. Puis le vent a progressivement forci pour atteindre un maximum de 30 noeuds en rafale. Il diminue à nouveau alors que nous atteignons un thalweg, qui s’est constitué à partir d’une dépression assez creuse située au large des côtes sud de la Norvège et les deux dépressions qui nous barraient la route vers le sud.
Après le moteur, le gennaker et de jolies pointes à plus de 8 noeuds sur une mer plate qui progressivement s’est creusée (vagues de 2 à 3 mètres); le gennaker a été remplacé par le génois puis la trinquette et la grand voile est arrisée (2 ris).

Toujours aux allures portantes, le bateau roule un peu – ce qui n’est pas du goût de tous les estomacs, mais avance à bonne allure vers le sud pour rejoindre Trondheim.
Cependant la partie n’est pas encore terminée : il nous faut encore passer à l’est de la prochaine dépression tout en évitant d’aller trop à l’est pour ne pas se retrouver dans des vents un peu trop forts pour que notre Cruising Swiss jouisse pleinement des conditions de vent.

Pour conclure, dire aussi qu’avec les dépressions, la pluie et la brume sont aussi de retour. Mais comme tout le monde sait, après la pluie, le beau temps.

Dominique Hausser à bord de Cruising Swiss 5, vendredi 11 août 2017.

Aucun commentaire pour "Retour dans le monde des dépressions"